Messages d'erreur EasyCatalog : ce qu'ils disent, et comment les lever
EasyCatalog parle anglais, même sur un poste français. Quand un message tombe en pleine production, la question n'est pas de le traduire : c'est de savoir ce qu'il constate, quelle manœuvre le lève, et pourquoi il reviendra si on se contente de la manœuvre. Cette page réunit les messages que je rencontre le plus souvent en formation et en support, avec pour chacun le texte exact tel qu'il s'affiche.
Comment lire cette page
Chaque message est donné dans sa forme anglaise d'origine — celle qu'on recopie dans une recherche ou qu'on envoie par courriel. Sous chacun : ce que le message constate réellement, le module d'EasyCatalog qui l'émet (l'information est utile, elle dit où chercher), la manœuvre, et le piège qui le ramène. Rien ici n'est une traduction de la documentation de 65bit : ce sont des situations de production.
« A field with this name already exists »
Ce que le message constate. Un champ porte déjà ce nom dans cette palette. Le message est émis par l'interface d'EasyCatalog elle-même, il est donc indépendant du fournisseur de données : on le rencontre aussi bien sur un fichier délimité que sur un classeur Excel ou une source relationnelle.
La manœuvre. Choisir un autre nom pour le champ.
Le piège. On cherche la collision parmi les champs calculés qu'on vient de créer, et elle est ailleurs : le nom d'un champ personnalisé entre en collision avec le nom d'une colonne importée. Il faut donc parcourir la liste complète des colonnes, pas seulement celle des champs personnalisés.
« The fields selected must be from the same data source »
Ce que le message constate. Les champs sélectionnés proviennent de sources différentes, et l'opération demandée ne s'applique qu'à des champs d'une seule et même source. On le rencontre là où une palette expose des champs de plusieurs origines — typiquement une source de données combinée.
La manœuvre. Restreindre la sélection aux champs d'une seule source, puis répéter l'opération source par source. Le préfixe porté par chaque champ dit de quelle source il vient ; c'est le repère le plus fiable à l'écran.
Le piège. Sur une palette combinée, une sélection faite au clavier ou par « tout sélectionner » attrape des champs des deux sources sans qu'on le voie. Le message paraît alors arbitraire alors qu'il est exact.
« The document does not contain any intersecting page guides »
Ce que le message constate. Émis par le module Pagination. En assemblage aux guides, EasyCatalog dépose le gabarit aux intersections des guides de page. Sans guides qui se croisent, il n'existe aucun point de dépôt : la pagination n'a pas où commencer.
La manœuvre. Poser les guides horizontaux et verticaux de sorte qu'ils se croisent aux emplacements voulus. Mieux : poser ces guides dans les gabarits de page. Chaque page créée les porte alors déjà, et la pagination ne bute plus.
La pagination s'arrête après la première page ?
C'est le même sujet, vu de l'autre bout. Des guides posés sur une seule page ne suivent pas les pages suivantes : la première page trouve ses intersections, les suivantes n'en ont aucune. Et des guides qui ne se croisent pas — seulement horizontaux, ou seulement verticaux — ne produisent aucune intersection, donc aucun point de dépôt, même en nombre.
« A data source with this name already exists » / « A panel already exists with this name »
Ce que le message constate. Une palette porte déjà ce nom, et EasyCatalog refuse d'en créer une seconde à l'identique. Les deux libellés disent la même situation dans deux modules différents : le premier vient du fournisseur de données fichier (délimité, Excel), le second du module Relational. La manœuvre est la même ; savoir lequel s'affiche dit simplement par où l'on est passé.
La manœuvre. Soit écraser l'ancienne palette si elle ne sert plus, soit choisir un autre nom pour la nouvelle.
Le piège. Écraser supprime toute la configuration de l'ancienne : options de champ, clé, sous-ensembles. Ce n'est pas une fusion, et il n'y a pas de retour arrière. Par ailleurs, un message voisin dit tout autre chose : « A data source of the same name is already open » signale que la source du même nom est encore ouverte. Il faut alors fermer ses palettes — y compris celles qui sont masquées — avant de recommencer.
« The 'Field Prefix' field cannot be empty » / « The 'Key Prefix' field cannot be empty »
Ce que le message constate. On configure une source de données combinée, celle qui croise plusieurs sources sans passer par SQL, et un préfixe obligatoire est resté vide. Les deux libellés concernés sont « Field Prefix » (préfixe des champs) et « Key Prefix » (préfixe de la clé).
Pourquoi c'est obligatoire. Le préfixe distingue les champs venus de chaque source. Sans lui, deux colonnes homonymes — un « Description » de chaque côté — se télescopent, et la source combinée ne sait plus laquelle servir. Le préfixe de clé joue le même rôle pour les clés. Un préfixe vide n'est pas refusé par confort d'interface : c'est la seule chose qui empêche la collision.
La manœuvre, et ce qu'elle engage. Renseigner un préfixe court et parlant pour chaque source — le nom de la source ou son initiale. Et le garder identique d'une reconstruction à l'autre : le préfixe entre dans le nom des champs, donc dans les gabarits déjà posés. Le changer après coup renomme les champs, et les blocs déjà placés dans le document ne les retrouvent plus.
« Group name is invalid or contains illegal characters »
Ce que le message constate. Émis par le module Relational. Le nom de groupe saisi contient des caractères qu'EasyCatalog n'accepte pas. À ne pas confondre avec « The “Group Name” has not been specified. » : un nom vide et un nom illégal sont deux refus distincts.
La manœuvre. Réécrire le nom sans caractères spéciaux : lettres, chiffres et tiret bas suffisent.
Le piège. Il est presque toujours dans le copier-coller depuis un tableur — espaces insécables, guillemets typographiques, retours de ligne invisibles. Et quand le nom provient d'une valeur de champ, il hérite des caractères de la donnée source : le problème est alors dans la donnée, pas dans la saisie, et le corriger à l'écran ne tiendra pas à la livraison suivante.
« Invalid unique key » / « Invalid codification key »
Ce que le message constate. La clé choisie n'identifie pas un seul enregistrement : deux au moins portent la même valeur. Ces deux messages viennent du module Enterprise, celui des connecteurs de données d'entreprise ; on ne les rencontre donc pas sur une source fichier ordinaire.
La manœuvre. Choisir un autre champ dont la valeur identifie un seul enregistrement — ou composer la clé de plusieurs champs dont la combinaison est unique.
Ce choix ne se rejoue pas
La clé engage toute la vie de la production : elle ne se change plus sur une palette configurée. Il faut donc l'arrêter avant l'import. Et il existe un cas qui passe le contrôle du jour et casse la saison suivante : un identifiant recyclé d'un produit à l'autre au fil des collections est unique aujourd'hui, et détruit la synchronisation quand il revient porté par un autre produit.
« Invalid private key »
Ce que le message constate. Émis par le module Enterprise. Il concerne la clé privée d'un connecteur PIM — ni une licence, ni un numéro de série. C'est la confusion la plus fréquente sur ce message, et elle envoie chercher au mauvais endroit pendant une heure.
La manœuvre. Reprendre la clé privée à sa source, dans la configuration du canal côté PIM, et la recopier sans espace avant ni après. Vérifier du même coup le code connecteur : le même module porte « Connector Code: » et « Invalid connector code », et les deux valeurs vont ensemble — une erreur sur l'une se signale souvent par le message de l'autre. Sur un canal Sales Layer, ce sont exactement les deux valeurs à reporter : le Connector ID et la Private Key du canal créé côté PIM.
Le piège. Une clé régénérée côté PIM invalide l'ancienne sans prévenir côté EasyCatalog : le connecteur fonctionnait hier et ne fonctionne plus aujourd'hui, sans qu'on ait rien touché dans InDesign.
Le message n'est pas dans cette liste ?
Cette page couvre les messages que je rencontre le plus souvent ; elle n'est pas exhaustive, et elle s'allonge au fil des situations réelles. Deux remarques utiles quand un message inconnu tombe.
D'abord, le module qui émet le message est une information en soi. Un message du module Pagination oriente vers les guides et les gabarits ; un message du module Enterprise vers un connecteur PIM et ses identifiants ; un message du fournisseur de données fichier vers la source et sa structure. Savoir d'où vient le message écarte les trois quarts des pistes.
Ensuite, la plupart des messages qui arrivent en production ne signalent pas un défaut du plug-in : ils signalent une donnée qui ne tient pas la règle qu'on lui a donnée. La clé qui n'est plus unique, la colonne renommée entre deux livraisons, le caractère hérité d'un export — le message est le symptôme, la donnée est la cause. C'est la raison pour laquelle je conseille de regarder le fichier avant de le brancher plutôt qu'après.
Vérifier un fichier avant de le brancher
Une démonstration gratuite permet de contrôler un fichier produit — doublons sur la clé, en-têtes empilés, colonnes vides, lignes parasites — directement dans le navigateur, sans rien installer et sans que le fichier quitte votre poste. C'est le contrôle qui évite la moitié des messages de cette page.
Besoin d'un avis sur une situation précise ?
Si un message bloque une production en cours, le plus rapide reste de le regarder ensemble : le support se fait à distance sur écran partagé, et la plupart des blocages ponctuels se lèvent en une séance. Si le sujet se répète d'un projet à l'autre, c'est plutôt le signe qu'une formation ou une validation de dossier serait plus rentable qu'un dépannage de plus.